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Edito / Sommaire
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A propos de la revue N°80
Edito dr Dr. Julien BETBEZE

L'importance d'aller dans le sens de la résistance
Nous commençons l’année 2026 avec un texte de Jacques-Antoine Malarewicz.
Pour ceux qui ne le sauraient pas, il est le coauteur avec Jean Godin du premier livre sur l’hypnose ericksonienne en France, et celui qui a relié celle-ci aux thérapies brèves systémiques. C’est un expert de l’approche stratégique qui nous montre ici comment dénouer les fils entremêlés dans les situations réputées difficiles.
Nathalie Koralnik s’appuie sur sa grande expérience stratégique pour nous faire partager les différents chemins que nous pouvons emprunter pour sortir de la peur du vide psychologique. A travers les histoires de Laure (« je suis mon pire ennemi ») et de Sylvaine (« je ne supporte pas d’être seule et je répète sans cesse les mêmes erreurs de casting »), elle nous fait percevoir l’importance de guider la personne pour qu’elle cesse les comportements d’évitement et reste en contact avec son expérience dans sa singularité.
Stéphanie Robert nous offre un bel article pour que nous percevions l’importance du « remembering » dans le travail de deuil. Après une conversation avec Charlène, qui souffre de ne pas avoir pu dire au revoir à son grand-père, artiste peintre, elle pourra se reconnecter avec ce qui était vivant chez lui et dans sa relation avec elle. Ainsi elle pourra revisiter les expériences de vie, de créativité, de partage, d’humilité, d’ouverture à l’autre, qui à la fois enrichiront sa vie et celle de sa thérapeute.
Dans l’''Espace Douleur Douceur''', lisez l’excellent éditorial de Gérard Ostermann : il nous présente le travail de Johanna Rabinovici qui nous fait sentir la puissance de l’hypnose en gériatrie, non pas comme une baguette magique mais comme un outil de reconstruction existentielle.
Le ''Dossier thématique'' aborde la question très actuelle des traumatismes avec trois auteurs. Cécile Condaminas pose la question de la prise en charge de Joséphine, qui présente un retour de souvenirs traumatiques, jusque-là oubliés. Cette femme de 46 ans est « percutée » par le souvenir d’un viol par son ex-partenaire quatre ans auparavant. L’article met en évidence l’utilité d’une forme de psychoéducation : les faux souvenirs existent, l’amnésie traumatique existe, sa levée soudaine aussi... Mais ces explications, quoique justes, sont insuffisantes pour sortir d’une histoire où le sujet est envahi par les cognitions négatives. C’est en retrouvant tous les petits moments de résistance qu’elle pourra retrouver le lien entre ses actions et ce qui fait sens pour elle. Cela se traduira par un rêve incroyable…
Eric Bardot nous parle de Marie, souffrant de douleurs chroniques résistantes, liées à une endométriose, secondaire à une situation d’abus à l’âge de 18 ans. Ce texte nous montre comment la TLMR (Thérapie du lien et des mondes relationnels) permet à Marie de se libérer de ses douleurs. Une expérience de transe partagée, dans laquelle la posture de non-attente active du thérapeute est essentielle, permettra le passage d’une douleur qui empêche de vivre à une vie qui intègre la douleur sans être totalement déterminée par elle. Un texte majeur à lire et relire pour comprendre le travail avec la douleur chronique liée au monde traumatique.
Gérald Brassine nous fait partager sa grande expérience de la prise en charge des abus sexuels en lien avec l’usage de stupéfiants. Il prolonge sa réflexion déjà décrite dans le n° 35 de notre Revue à travers quatre nouveaux cas cliniques bien documentés : il décrit avec précision le questionnement de la PTR (Psychothérapie du trauma réassociative) en soulignant l’importance d’aller dans le sens de la résistance comme nous l’a enseigné Milton Erickson.
Vous retrouverez aussi nos fidèles et talentueux chroniqueurs. Très belle année 2026 à chacun de vous !us
Rédacteur en chef
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